1er JUILLET 2020 : "DONNE-MOI TA MAIN"

Mis à jour : juil. 9

Synopsis :

Bridget a 28 ans, elle est libre, rebelle, insouciante.

Suite à une promesse faite à Karen, une amie très chère morte d’un cancer trois ans auparavant, elle vit tout, à fond, sans se soucier des conséquences et ce, jusqu’à l’aube de ses 30 ans.

Elle enchaîne les relations sans lendemain, s’interdit de tomber amoureuse. Elle profite, intensément, sous le regard très protecteur de San, sa sœur de cœur.

Seulement, son univers bascule lorsque son chemin croise celui de Victor.

Pourquoi perd-elle totalement le contrôle avec lui ? Depuis ce jour, elle se sent suivie, observée, reçoit des appels et sms anonymes de menace.

Qui peut lui en vouloir au point de faire de sa vie un véritable enfer ?





Extrait du chapitre 2

[...] Pourquoi ? Il allait être là ? La tête qu’elle avait ! Elle fut prise de panique, son petit déjeuner commençait réellement à exprimer l’envie de redevenir sauvage ! Elle se leva précipitamment, courut dans le couloir tête baissée, la main sur la bouche, en espérant arriver à temps aux toilettes, lorsqu’elle se heurta à quelqu’un. Elle n’eut pas le temps de s’excuser qu’elle rendit sur les chaussures de son obstacle, sans lever la tête, sans voir sur qui elle venait de vomir.

La honte, LA MEGA HONTE, BRIDGET ! Bravo ! Tu les feras toutes ! Manquerait plus que ce soit le directeur et ce serait le pompon ! se dit-elle.

San arriva à sa rescousse, un mouchoir à la main. Bridget n’osait toujours pas regarder à qui elle avait à faire. Elle se sentait si mal ! La vue de son propre vomi, sur les chaussures de l’inconnu, ne lui donnait pas non plus envie de rester tête baissée. Elle tourna les yeux, manquant de rendre son repas à nouveau, lorsque San lui tendit le Graal salvateur. Bridget l’apposa sur sa bouche, tapotant tout de même ses lèvres avant de lever la tête, pour se rendre compte que Victor la dévisageait d’un air amusé.

— Oh ! Merde… lâcha Bridget, le kleenex toujours collé aux lèvres, avant de se diriger hâtivement vers les toilettes afin de continuer de vider son petit déjeuner indompté.

Elle était penchée au-dessus d’un des lavabos, livide, laissant l’eau couler afin de se rafraîchir le visage et se nettoyer les mains, lorsqu’elle entendit la porte s’ouvrir.

— San, je me suis couverte de honte, tu crois que je peux faire pire ?

Elle n’eut pas de réponse, néanmoins elle sentit des mains venir lui tenir ses longs cheveux [...]


©Barbara Laurame 2020




Extrait du chapitre 3


[...] Elle se surprit alors à regarder au loin et fut étonnée de voir, au fond de l’autre voiture, une silhouette masculine qui la fixait du regard. Enfin, le pensait-elle, car l’homme portait une paire de lunettes de soleil et un chapeau qui lui couvrait la moitié du visage.

Des lunettes de soleil alors qu’il pleut, si le gars ne veut pas se faire remarquer, c’est cuit ! se dit-elle.

Il fixait tellement dans sa direction qu’elle se prit à paniquer et à se sentir très mal à l’aise. Elle avait l’impression que le regard des hommes avait changé à son égard. Elle les trouvait tous malsains ! Pourquoi insistait-il ? Elle détourna les yeux afin de voir si cela passait. Rien n’y fit, l’homme continuait de la fixer. À l’arrêt suivant, elle fut libérée de sa prison humaine et alla s’asseoir à une place vacante. Cependant, elle était toujours face à lui. Qui était-il ? Elle ne le reconnaissait pas de si loin, car elle avait fait la coquetterie de ne pas garder ses lunettes de vue sur le nez. L’homme était alors plutôt flou et il lui était impossible de distinguer ses traits à cette distance. Il la regardait, elle n’en avait aucun doute ! Sa tête ne bougeait pas et restait bien droite, tournée dans sa direction. La tension qui l’envahit devint de plus en plus palpable, son cœur battait si fort qu’elle pensait qu’il allait sortir de sa poitrine.

C’est peut-être lui qui me suit depuis une semaine, c’est sûrement lui et il a décidé de passer à l’action. Si je sors de ce tram, il va me suivre et c’en sera fini de Bridget Clark ! Pourquoi ? Qu’est-ce que je lui ai fait ? se demandait-elle.

Elle continua de se poser des questions sans en avoir les réponses, commença à avoir des sueurs froides. Son cœur accéléra la cadence. Elle fondrait bientôt en larmes si elle ne faisait rien ! Il était temps qu’elle agisse. Prenant son courage à deux mains, elle décida de se lever et d’aller tout droit vers l’homme qui la fixait. [...]


©Barbara Laurame 2020



Extrait du chapitre 6 -


[...] Ils sentirent soudain quelques gouttes d’eau sur leur visage. À peine eurent-ils le temps de se dire qu’il fallait s’abriter, qu’une averse tombait du ciel, les arrosant à plaisir. Ils se réfugièrent sous un porche assez grand pour eux deux et restèrent quelques secondes, enlacés, à regarder la pluie et à sourire béatement, s’amusant de la situation. Ils étaient trempés, seulement cela ne les empêcha pas de s’embrasser à nouveau. Victor prit le visage de Bridget dans ses mains, les fit glisser à l’arrière de sa tête, passant dans ses cheveux qu’il caressa. Il se serra tout contre elle, qui se trouva plaquée au mur, descendit ses caresses le long de sa nuque, de ses épaules jusqu’à ses mains qu’il tint collées contre la paroi rugueuse. Sa bouche goûtait chaque parcelle dénudée de sa peau. Bridget s’abandonnait totalement sous ses baisers endiablés. Lorsque ses lèvres atteignirent le creux de son décolleté, elle ne put retenir un frisson qui l’envahit entièrement. Victor était tendre, sûr de lui, de ses gestes, de ses caresses. La libérant de son emprise, il s’aventura sous son pull, ce qui la fit gémir de plaisir. Elle fut surprise de constater que les mains du jeune homme n’étaient absolument pas froides, malgré la température extérieure. Remontant le long de son dos, ses doigts frôlèrent chaque bout de peau nue jusqu’à sa poitrine offerte. Il vint soudainement placer ses mains sous les fesses de la jeune femme qui se laissa aller dans ce mouvement. Croisant ses jambes autour de la taille de Victor, il la portait, plaquée contre le mur. Elle sentit son désir contre son entrejambe et s’abandonna tout entière à cette étreinte. [...]


©Barbara Laurame 2020



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